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<Postulat de départ et précaution oratoire> J’aime les internets. Les internets moi je leur dis cœur avec les doigts. Non parce que bon à force on va croire que mais en fait non pas du tout. </Postulat de départ et précaution oratoire>

Au commencement des internets (ou presque), il y eut la déclaration d’indépendance du cyberespace. Et le 7ème jour le dieu des internets créa les lolcats. Tout cela prospéra et tout cela fut juste et bon. Puis vinrent les plateformes, puis les jardins fermés. Puis les débats sur la bulle de filtre.

Mettons, si vous le voulez bien, ledit débat sur la bulle de filtre de côté. J’ai comme plein d’autres déjà beaucoup (trop) écrit sur ce (passionnant) sujet. Je propose donc de le conclure définitivement de la manière suivante :

Qu’il y ait ou qu’il n’y ait pas de bulle de filtre importe peu, la seule vraie question est celle d’un déterminisme algorithmique (et de comment on l’évite et comment on le contrôle)

La réalité des internets telle que nous la vivons dans l’ombre ou la lumière des grandes plateformes sociales (Facebook, Twitter, etc.) me semble aujourd’hui dangereusement se résumer à trois choses.

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1. La peur.

Oui la peur. Peur propagée par les #haters de tout poil qui n’ont de cesse de nous annoncer la prochaine apocalypse politique, climatique, sociétale. Mais peur propagée également par les leaders (d’opinion) devant une réalité politique, sociale, économique, environnementale par bien des aspects effectivement effrayante ou à tout le moins menaçante.

2. L’incertitude.

L’incertitude ensuite. Car tout est incertain. Toutes les certitudes vascillent. Les gens de gauche vont voter aux primaires de la droite, les favoris des sondages se trouvent éliminés et les scénarios les plus improbables (aux yeux de certains) font désormais notre quotidien, et pas uniquement sur le plan politique.

3. Le doute.

Alors bien sûr on n’est plus sûrs de rien. On se prend à douter. Mais pas le doute cartésien, éclairé, non, non, non, un autre doute : le doute de la suspiscion, de la remise en cause permanente des évidences parfois les plus triviales mais systématiquement bousculées par la peur et par l’incertitude. L’illustration de ce doute s’est récemment traduite par ce nouveau concept de « post-vérité », (post-truth), aussi séduisant qu’alibi commode pour s’empêcher de penser la société du grand spectacle journalistico-médiatique.

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Gageons que ce dessin du New-Yorker s’inscrira dans la longue liste de la culture web, au même titre qu’hier le « On the internet, nobody knows you’re a dog. » Car il résume à merveille la forme la plus aboutie de la « la tyrannie des agissants » qui fait aujourd’hui de ce régime de peur, d’incertitude et de doute, le nouveau modèle de ce qui est d’abord et avant tout une société en grande souffrance.

Sur les internets tout est FORT. On parle FORT, on écrit FORT, on rit FORT. LOL. Laughing Out LOUD.  Et une nouvelle alchimie s’installe. Aussi mystérieuse que celle supposée transformer le plomb en or, la nouvelle alchimie des internets achève le virage de l’infotainment amorçé en dehors des internets, elle transforme le LOL en News. Le meilleur exemple ? Sous nos yeux. Buzzfeed, site emblématique de la culture LOL qui se met depuis quelques temps à sortir de vrais scoops, à faire de la « vraie » info. De l’info(tainment) au LOL et retour.

Pas content.

Car voilà déjà presque 10 ans que tout cela s’est mis en place. Que tout cela dure et s’amplifie à mesure que durent et s’amplifient les conflits sociaux, politiques, climatiques. Aujourd’hui bien sûr cette angoisse, cette incertitude, ces doutes sont focalisés sur l’agenda politique, de Trump à Fillon. Mais souvenez-vous, hier c’étaient les attentats, avant-hier les migrants, encore avant la sûreté nucléaire, et ainsi de suite. Naturellement le lien avec l’actualité est toujours prégnant mais les commentateurs compulsifs que nous sommes devenus (et parmi lesquels j’assume ma part) n’ont souvent que cette bouée de colère à laquelle se raccrocher, bouée d’autant plus jouissive et nécessaire qu’elle permet d’oublier notre impuissance en nous donnant bonne conscience à moindre coût. La colère et l’indignation sont les sentiments les plus faciles à partager. Rien de nouveau sur les réseaux de la colère. Les internets nous ramènent à l’âge de l’enfance et de l’adolescence : l’âge où toutes les colères sont possibles, où elles sont « sans filtre », l’âge aussi où le plus petit sentiment d’injustice prend des proportions apocalyptiques pour le représentant de l’autorité qui s’en rend coupable. Et le cercle vicieux peut tourner : peur, incertitude et doute nourrissent colère et indignation qui à leur tour entretiennent peur, incertitude et doute qui à leur tour … ad lib.

Luxe, calme et volupté.

La nature (et les internets) ayant horreur du vide, en symétrique exact de ces expressions angoissantes se sont bâties d’autres plateformes où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Après FlickR hier, Instagram en est probablement aujourd’hui le parangon. Des internets esthétisés, botoxés à la joie de vivre, revampés aux pastels de l’inessentiel.

La vérité est ailleurs. La post-vérité aussi.

Les internets ne sont ni une cause ni une conséquence. Ils sont le reflet, la membrane poreuse d’un monde, de notre monde de sociabilités, d’informations, de connaissances. Mais cette membrane dispose de ses propres règles (dis)cursives, de ses propres régimes de vérité.

S’étonner aujourd’hui de ces « post-vérités » et de la place qu’elles occupent c’est oublier un peu vite qu’il y a maintenant des décennies que la classe politique dans son ensemble, relayée par la plupart des médias d’opinion, s’emploie à fracasser systématiquement la notion même de vérité. Juste un exemple : quelle est la « vérité » des chiffres du chômage alors qu’à chaque campagne, qu’à chaque élection, avec la même apparente bonne foi, un type de gauche est capable de vous démontrer que ça baisse et un type de droite que ça monte (ou inversement) ? Un autre exemple ? Quelle est la vérité d’un vote référendaire concernant un traité européen ? A force d’asséner de grands coups de cynisme et d’enfumage communicationnel sur les anciens régimes de vérité, comment voulez-vous éviter que d’autres régimes de vérité n’émergent et ne se substituent aux premiers ? Ceux qui se désolent aujourd’hui de cette ère de la « post-vérité », ceux qui tentent de la réduire à un populisme ou à un poujadisme, ceux-là oublient un peu vite que ce qui fit le terreau de ces populismes et de ces poujadismes fut précisément le systématisme avec lequel les mêmes décrédibilisèrent les uns après les autres les régimes de vérité qui permettaient à une démocratie de fonctionner.

Peur. Incertitude. Doute.

En anglais, « Fear, Uncertainty, Doubt ». Un acronyme : FUD. Qui est aussi une méthode. De déstabilisation. Très connue des anciens rhétoriciens de la Grèce antique, récemment reprise par les spin-doctors du marketing et autres padawans de l’intelligence économique. Fear, Uncertainty, Doubt. FUD. A qui profite le crime ? Que les internets soient traversés par d’immenses mouvements de peur, d’incertitude et de doute est une chose. Mais qui peut avoir intérêt à ce que l’ensemble des médias et de la classe politique n’envisagent plus les internets que comme des pourvoyeurs de peur, d’incertitude et de doute ? Donald Trump est-il en train de transformer Twitter en une machine à désinformer au service de l’état ?

La spirale du FUD a ceci de remarquablement énervant qu’elle fonctionne de manière auto-référentielle, c’est à dire qu’elle ne peut être contrée que par d’autres arguments jouant eux aussi sur la peur, l’incertitude et le doute, et qui viennent donc renforcer et légitimer les peurs les incertitudes et les doutes initiaux. Elle est donc en quelque sorte indémontable dialectiquement.

Fini de jouer.

Bref tous les gars sérieux vous le diront : « L’ère Internet des jeux et du fun, c’est terminé ! » Et Bruce Schneier est un gars sérieux. Bon là bien sûr il ne parle pas des Fake News ni des Haters mais des récentes gigantesques cyber-attaques qui ont frappé des états et des sites emblématiques, et qui vont selon lui se multiplier à une échelle et avec un impact inédits à cause de l’internet des objets, à propos duquel il utilise une image qui me semble très parlante :

« (…) il y a maintenant des ordinateurs dans chaque chose. Mais je vous suggère surtout de réfléchir au fait que chaque chose est aujourd’hui un ordinateur : ceci n’est pas un téléphone c’est un ordinateur qui permet de passer des appels téléphoniques. Un réfrigérateur est un ordinateur qui permet de garder de la nourriture au frais. (…) Votre voiture n’est pas un dispositif mécanique équipé d’un ordinateur, c’est un ordinateur avec 4 roues et un moteur … C’est cela l’internet des objets, et c’est ce qui cause les attaques par déni de service dont nous parlons actuellement. »

Plus loin, Bruce Schneier enchaîne en reprenant l’idée fondatrice du Code Is Law de Lessig et en remet une couche :

« Nous sommes arrivés à un point où nous avons besoin de prendre des décision éthiques et politiques sur la manière dont ces choses fonctionnent. Quand cela n’était pas très important – quand on parlait de Facebook, de Twitter, de l’email – nous étions OK pour laisser cela aux programmeurs, pour leur donner des droits spéciaux leur permettant de coder le monde tel qu’ils le voyaient. Mais maintenant qu’il s’agit d’un monde de choses dangereuses – des voitures, des avions, des dispositifs médicaux et plein d’autres choses – peut-être ne devrions nous plus faire cela.« 

Revenons si vous le voulez bien un instant sur la question des plateformes et de la bulle de filtre du déterminisme algorithmique. Comme rappelé plus haut, ce sont les sentiments de colère et d’indignation qui se propagent le mieux sur les réseaux sociaux. Ce sont eux qui bénéficient de la « viralité » la plus importante et la plus « naturelle ». La colère et l’indignation, à force de tourner dans le vide, finissent immanquablement par provoquer un sentiment de frustration et de défiance. Sur ce sentiment de défiance se construisent des discours dont le coeur est de jouer sur la peur, l’incertitude et le doute. Et nous y revoilà : « Filter Bubble », « Post-Truth », il ne s’agit que de symptômes. Le mal est ailleurs : dans une forme de délégitimation de la parole et de l’action publique, dans les coups répétés contre les régimes de vérité qui étaient supposés constituer la trame de l’écheveau médiatique et de l’action politique et qui, ensemble, nous permettaient de faire société sans avoir à se replier vers des obscurantismes que l’on pensait définitivement révolus.

A l’échelle de la courte histoire des internets, l’année 2015 fut celle du désenchantement. Sitôt soufflées les bougies des 25 ans du web on vit se multiplier les textes, éditos, chroniques autour du désenchantement, du très bon roman « La théorie de la tartine » de Titiou Lecoq au texte publié par un blogueur iranien retrouvant internet après 6 années passées en prison.

L’année 2016 est celle d’une nouvelle crise, de confiance cette fois : on ne peut plus croire ce qui se dit sur les internets (post-truth), ou plus exactement les internets auraient permis que l’on croit davantage ce qui n’est pas crédible parce qu’uniquement du registre de l’émotionnel. Là encore les médias ont eu le raccourci un peu facile et le bouc-émissaire non-moins leste : liker, partager ou retweeter une fausse info balancée par Donald Trump durant la campagne ne veut pas dire que l’on y croit ou même que l’on y adhère mais simplement que l’on fait le choix de lui donner de la visibilité pour dénoncer l’absence totale de solution (pourtant connues) aux vraies infos et aux vrais problèmes que certains des électeurs de Trump (ou de Marine Le Pen) rencontrent dans la vraie vie, pour souligner les peurs, les incertitudes et les doutes qui sont leur quotidien :

« Sure, Trump may have lied pathologically, but he showed such disregard for the significance of his own duplicity that the very tenure of the lie seemed to point to a higher truth. » (Source)

Le « partage » et la « viralité » tels qu’orchestrés par Faceook ne sont pas des marqueurs d’adhésion, car la règle qui veut que les gens partagent des infos sans les lire (et donc sans s’être posé la question de leur véracité) est connue et au fondement même de la logique de viralité. Elle s’applique de la même manière à un article sur le divorce d’Angelina Jolie et de Brad Pitt qu’à chacune des saillies et des mensonges de Donald Trump.

Une nouvelle fois :

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Une nouvelle fois il ne s’agit pas de savoir qui a dit la vérité, il ne s’agit pas de savoir ce qui est un mensonge, il s’agit de marquer des points. Partager le tweet de Donald Trump considérant que le réchauffement climatique est un complot des chinois ce n’est pas dire que l’on croit que le réchauffement climatique est un complot des chinois, c’est dire « je vous emmerde, vous, les politiciens qui ne nous parlez que du réchauffement climatique quand moi je suis dans une merde noire parce que mon usine a fermé et que je n’arrive plus à nourrir ma famille« , c’est dire aussi « je vous emmerde tellement que je suis prêt à soutenir et à voter pour le premier pingouin qui dira des trucs qui vous emmerdent« . C’est bien d’un jeu dont il s’agit. Seuls les politiques et les médias mainstream condamnant la « responsabilité » de Facebook dans la propagation de fake-news et l’élection de Trump l’ont oublié. Partager l’info selon laquelle le réchauffement climatique est une invention des chinois est un jeu. Nous jouons à nous rassurer. Parce que nous avons peur. Parce que nombre de nos certitudes se sont effondrées. Parce que nous doutons. Le rôle du déterminisme algorithmique – et le problème qu’il pose – est de nous confirmer que cette peur, que ces incertitudes, que ces doutes sont et seront entendus, qu’ils sont et seront « partagés ».

LOLScared Cat

Alors oui, même si les LOLcats sont toujours là et contribuent à leur manière à l’euphémisation d’un réel vécu principalement au travers d’une illusion de la majorité la tendance est à leur grand remplacement par les Scared Cats.

Scared-cat

Les internets en pleine crise de confiance sont ballotés entre Trollarchie et algocratie. Selon que l’on se place du point de vue de la classe politique, des médias « non-internet », des journalistes, des citoyens, le rôle, l’impact et l’enjeu que recouvrent ces deux notions varient considérablement mais elles sont actées comme autant de constantes dans les nouveaux régimes de vérité qui fondent les espaces discursifs que nous offrent les réseaux sociaux.

Le 5 septembre 2006.

Si l’on devait chercher à dater précisément le début de ce grand retournement, on pourrait retenir la date du 5 septembre 2006. C’est ce jour là que Facebook lance le « news feed » et invente officiellement l’internet moderne. Le News Feed est au fondement d’une nouvelle forme d’algocratie, savant mélange de pondération algorithmique déterministe, de choix personnels oscillant entre l’aléatoire et le socialement contraint et construit (les amis que l’on se « choisit ») et d’espaces discursifs (les status) plus ou moins investis. Et voilà l’agora de ces internets modernes dans lesquels on retient surtout la peur, l’incertitude et l’incompréhension. Une agora dans laquelle la parole circule d’abord par le biais (au double sens du terme) de notifications qui sont la nouvelle grammaire attentionnelle et cognitive de cette expression sociale.

Après presque 15 ans de LOLcat et d’anonymat (de 1990 à 2005 en gros), après le grand désenchantement d’un internet de plus en plus fermé et compartimenté (2015), après la grande angoisse et la grande crise de confiance d’un internet en plein doute dont on mesure la puissance sur l’opinion en tant que média et pour lequel on parle désormais d’éthique et de responsabilité devant la peur suscitée par sa prochaine mutation – celle des objets – (2016), que sera l’année 2017 ?

Difficile de le dire pour l’instant mais deux options sont envisageables.

Dans une hypothèse pessimiste, nous sommes à peine à l’amorce d’un mouvement pendulaire qui va achever de faire voler en éclat toutes les anciennes éditocraties (politiques, médiatiques, culturelles, sociales) et leurs régimes de vérité et leur substituer des régimes algocratiques qui seront les nouveaux faiseurs de rois. Trump est élu. Le Pen le sera (ou Fillon ce qui revient presque au même). A l’issue de leurs premières présidences tout le monde se réveillera (peut-être) et il sera (sûrement) trop tard.

Dans l’hypothèse optimiste, ce mouvement pendulaire est au bout d’un cycle et le mouvement de balancier va ramener le « système » à son point d’équilibre presque initial.

Et puisque vous ne me demandez pas mon avis je vais quand même vous le donner.

La modeste observation que je mène depuis plus de 10 ans sur différentes questions liées à l’écosystème internet me pousse à favoriser … l’optimisme (la 2nde hypothèse). Pourquoi ? Parce qu’à chaque fois, dans l’histoire des internets, qu’une technologie ou qu’un nouvel écosystème est venu bousculer des habitudes sociales, des marchés économiques, cela a toujours plus ou moins rapidement commencé par une période de disruption et d’éclatement des règles avant de toujours plus ou moins rapidement revenir à des options de régulation et de filtrage finalement assez peu éloignées de celles qui préexistaient aux habitudes ou aux marchés initialement « disruptés ». Les rentes qui existaient continuent d’exister même si elles changent parfois de bénéficiaire. Les filtres que l’on avait abolis sont remplacés par d’autres filtres poursuivant les mêmes objectifs mais avec d’autres moyens. Des intermédiaires sont supprimés avant que d’autres intermédiaires ne soient réinvités à faire tourner le business.

Pour le dire de manière plus simple, Mark Zuckerberg ou Serguei Brin et Larry Page ont beau être les 3 hommes disposant d’une puissance de feu absolument inédite et inégalée et termes de contrôle de l’information depuis que l’humanité existe, ils sont aussi ceux qui font face à la plus forte pression du politique et des lobbys économiques, et ceux dont les entreprises sont les plus sensibles et les plus dépendantes de l’image qu’elles renvoient dans « l’opinion ».

Mais cette hypothèse optimiste ne vaut qu’à la condition que chacun apporte sa pierre à l’édifice : que les enseignants comprennent et maîtrisent ces enjeux pour être capables de les transmettre, que la classe politique accepte de sortir de la vision caricaturale dans laquelle elle englobe depuis 25 ans un écosystème qu’elle ne comprend pas et qu’elle est incapable de questionner autrement qu’au travers d’une gribouille de régulation(s), de sanction(s) ou de condamnations morales, et que chaque citoyen prenne conscience du poids qu’il peut jouer pour contribuer à dégoogliser ou à défacebookiser les internets. Last but nos least, elle dépendra aussi de la capacité des ingénieurs à se saisir de ces enjeux, à mesurer leur responsabilité (« code is law »), et à bâtir des systèmes ouverts proposant un cadre attentionnel différent, pour que des millions d’heures ne soient plus volées à la vie des gens. Un bien beau projet de société.

Qui reste entièrement à bâtir.

 


SOURCE @ http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2016/11/peur-sur-les-internets.html

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